République
française
Santé Mentale Étudiant
Trouver les bons repères pour prendre soin de ta santé mentale
Tu penses sans cesse à ce que tu as mangé / à ce que tu devrais manger ? Manger te fait culpabiliser ou génère des frustrations ? Il t’arrive de te priver de manger ou au contraire de ressentir le “besoin de te remplir” ?
Notre façon de manger varie naturellement selon les périodes. Mais lorsque la nourriture prend trop de place dans ta vie, qu’elle empiète sur tes projets, tes études, tes activités, cela mérite qu’on s’en occupe.
Tu n’es pas seul. Des solutions existent.
En cas d’urgence
Si tu es en danger ou en grande détresse, appelle le 15 ou contacte le 114 ou le 112
Cette page et cette vidéo donnent des repères et conseils généraux et ne remplacent pas un échange individuel avec un professionnel qui tiendra compte de ta situation spécifique.
Manger ne répond pas uniquement à un besoin physique. C’est aussi un moment de partage, de plaisir et de vie en société. Un changement passager dans notre rapport à la nourriture n’est pas forcément inquiétant (on peut manger davantage lors d’une période intense de révisions par exemple). Ce changement mérite de l’attention lorsque la nourriture prend une place trop importante dans les pensées ou dans le quotidien.
Sauter un repas, grignoter, manger des aliments ultra transformés & sodas…
Entre les cours, les petits boulots, les soirées, les révisions et un budget serré, les repas passent souvent après tout le reste.
Des repas peu variés, espacés ou faiblement nutritifs peuvent entraîner de la fatigue et des baisses de concentration, et avoir des conséquences sur la santé sur la durée, par exemple des maladies chroniques (obésité, diabète, maladie cardio vasculaires, etc.).
Dans l’enquête Bien être Santé 2024, un tiers des étudiants déclare avoir assez à manger mais pas toujours tous les aliments qu’ils souhaiteraient et 9 % déclarent parfois ne pas avoir assez à manger.
Depuis mai 2026, le repas à 1 € est ouvert à tous les étudiants, boursiers ou non. Un plat et deux accompagnements, le midi, et le soir dans les restos U qui sont ouverts. En savoir plus sur etudiant.gouv.fr - nouvelle fenêtre
Plus ces règles se multiplient, plus il devient difficile de manger en fonction de ses besoins réels. La nourriture peut alors occuper une place envahissante dans les pensées et le quotidien.
La relation à la nourriture est parfois liée à la façon dont on perçoit son corps.
Les remarques de l’entourage, les comparaisons ou des injonctions à la minceur ou à la performance peuvent inciter à contrôler son alimentation de manière excessive.
On peut par exemple se laisser convaincre par des régimes miracles vantés sur les réseaux sociaux, sans fondement scientifique, qui peuvent se révéler dangereux pour la santé à terme. Tu as le droit de te désabonner des comptes qui te font te sentir mal.
Ces restrictions installent aussi souvent un cercle qui s'entretient tout seul. On se prive, l'envie de manger grandit, ce qui engendre de la frustration, et on finit par craquer. Puis vient la culpabilité : « Je n'aurais pas dû. » « Je manque de contrôle. » Alors on se prive à nouveau.
C'est finalement la privation elle-même qui rend le craquage plus probable.
Ce n’est pas un manque de volonté, c’est un mécanisme, et il se soigne.
En parler avec un professionnel aide à s’en sortir.
Parfois, les difficultés s’installent. Ton poids change beaucoup, les repas deviennent un combat, les crises ou la culpabilité reviennent souvent, ton corps fatigue. Dans certains cas, tu peux ressentir des malaises, vertiges, évanouissements, palpitations, une grande faiblesse.
Dans ce cas, n’attends pas : il est important d’en parler rapidement avec un médecin, c’est lui qui pourra poser un diagnostic et évaluer ta situation.
Ces signes ne permettent pas de poser seul un diagnostic. Ils peuvent cependant indiquer que ta relation à la nourriture mérite d’être prise au sérieux.
Ces idées peuvent t’aider à aller un peu mieux. Mais quand les difficultés durent ou te font souffrir, elles ne suffisent pas : c’est le moment d’en parler à un professionnel.
Il est normal que l’appétit varie selon les périodes. Mais si la nourriture, ton poids ou ton corps occupent beaucoup tes pensées, si tu te prives, perds régulièrement le contrôle ou cherches à compenser, il est important d’en parler.
Tu n’as pas besoin d’attendre que la situation soit « grave » ou d’avoir un diagnostic pour demander de l’aide. Ton médecin est un bon premier contact. Un psychologue, ton Service de santé étudiante ou un professionnel spécialisé peuvent aussi t’accompagner.
Si tu as des malaises, des vertiges, le cœur qui s’emballe ou une grande faiblesse, consulte un médecin rapidement. En cas de malaise important, appelle le 15.
Dès lors que ton rapport à la nourriture te fait souffrir, il mérite d’être pris au sérieux.
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